La précampagne pourrait-elle être bénéfique?

Une campagne électorale est assimilable à la mise en marché de nouveaux produits. Il est de bonne guerre de vouloir séduire l’électorat. Pour cela une campagne d’information s’impose pour faire connaitre le candidat, ses idées, sa vision des choses et surtout ce qu’il propose (programme entre-autres) et son support (parti politique, association ou regroupement).
Les électeurs disposent alors de temps pour comprendre les idées du candidat, analyser son programme. Si la durée est suffisamment longue, il y a des chances que certaines personnes aient effectué des investigations permettant de confronter les idées avancées avec la faisabilité et la cohérence avec les besoins réels et les réalités de terrain.
Il y a un double avantage. L’électeur pourra faire un choix plus éclairé le jour du scrutin parce qu’il aura eu le temps de séparer le bon grain de l’ivraie. Pour le candidat de bonne foi, il aura eu l’occasion d’avoir des feedbacks lui permettant non seulement d’ajuster son programme mais aussi de lui indiquer la bonne direction à prendre au cours de son futur mandat s’il est élu.


Nous ne sommes pas contre le fait que le pouvoir en place profite des tribunes lors de ses activités politiques pour maintenir sa visibilité. Une précampagne permettra de rétablir l’équilibre des chances entre politiciens aspirant aux élections parce que cela permettra aussi aux autres d’accroitre leur visibilité.


Enfin, une précampagne permettra aussi de jauger la capacité de mobiliser des candidats ainsi que leur capacité organisationnelle, d’évaluer son leadership en plus d’évaluer sa véritable personnalité. Cela permettra aussi de poser les questions au candidat afin qu’il démontre clairement comment il compte réaliser ses promesses: avec quel argent, qu’est-ce qui sera réalisé dans 6 mois, une année … et surtout comment s’assurer qu’il va réaliser effectivement ses promesses?


Les précampagnes font partie du quotidien politique dans les pays démocratiques avancés. Le pouvoir en place doit démontrer quotidiennement son efficacité, sa capacité de résoudre des problèmes, sa capacité à dialoguer. D’autre part l’opposition doit démontrer aussi à l’électorat en quoi leurs idées ou solution auraient été plus efficace en plus de pouvoir démontrer les défaillances éventuelles du régime en place. Les tendances sont constamment mesurées par des sondages fiables.


Selon la loi électorale en vigueur article 22: « La campagne électorale du premier tour commence trente (30) jours avant la date du scrutin. Pour le second tour, cette période débute sept (7) jours avant la date du scrutin. » (copier-coller du texte)
Mais compte-tenu du contexte, quelles chances aurait un candidat pour faire valoir et convaincre l’électorat, s’il respecte à la lettre ces dispositions et s’il n’est pas encore trop connu du public?


Cependant, nous sommes contre les improvisateurs et opportunistes qui polluent les élections. Il y en a qui ont été ministres ou premier-ministres sans réalisations notables et qui rêvent de ravir la magistrature suprême du pays. Il y en a qui trichent sans vergogne. Il y en a qui collent déjà des affiches électorales. Il y en a qui font déjà des méga-shows bling-bling tape à l’œil. On aimerait leur demander aussi d’afficher leurs moyens financiers et de dévoiler leurs contributeurs.


Le contexte.
L’accès à l’information à Madagascar est assez restreint par plusieurs facteurs entre-autres:
– Les journalistes ne disposent pas suffisamment de moyens pour créer des contenus en matière de nouvelles. Les contenus politiques sont focalisés sur les évènements associés aux activités du régime en place (particulièrement le Président de la République et de ses ministres), des conférences de presse par ci par là des partis ou groupement politiques ou individus actifs en politique et majoritairement des faits divers et activités de loisirs.
– Le dysfonctionnement des réseaux électriques vétustes et non adaptés aux besoins actuels (délestages …)
– La carence des malgaches en général (connaissances générales, cultures …)
Les infrastructures routières avec des tracés non adaptés, dont la majorité des tronçons y compris ceux de la catégorie « route nationale » sont à peine praticables.

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